Axangayu (Axangayuk) Shaa (RCA)

Né le 17 mars 1935 (Shartoweektok, Nunavut) – Décédé en 2019 (Nunavut)

Petit-fils du légendaire chasseur et artiste Kiakshuk, Aqjangayuk Shaa (Axangayu; Aksangayuk; Aqyhagayu; Arrangayjuke; Aukjangarkjuk) commença à sculpter à l’âge de dix-sept ans. Suite à une brève période d’expérimentation avec la gravure – qui a abouti à une impression pour la collection annuelle de Cape Dorset en 1961 – l’artiste s’est entièrement dévoué à la sculpture. Son travail a été inclus dans l’exposition itinérante « Sculpture des Inuits: Chefs-d’Oeuvre de l’Arctique Canadien », au début des années 1970. Depuis, il a largement exposé.

L’animal dansant est l’un des thèmes préférés de Shaa. Sa compréhension de l’équilibre ainsi que l’élégance innée de son style sont évidentes dans ses créations. Bien qu’imprégnés d’un fort sentiment de masse, les ours, les morses, les chouettes de même que les caribous sont animés et sculptés avec une considération et une attention pour la fluidité dans le mouvement de l’animal.

Shaa, élu à l’Académie Royale Canadienne (RCA) en 2003 fait partie de la première génération d’artistes inuits. Partout dans le monde, ses œuvres figurent dans d’importantes collections d’art inuit ainsi que du grand public. En 2000, une de ses sculptures de morse dansant a été remise au peuple australien afin de célébrer les soixante ans de relations diplomatiques entre les deux nations. On retrouve souvent, à côté de son art, les oeuvres de ses fils sculpteurs, Pudlalik, Qiatsuq, Alariaq et son petit fils adopté Qavavau, à qui il a tout appris à sculpter.

Diverses des pièces d’Aqjangayuk Shaa s’observent désormais parmi plusieurs collections prestigieuses dont au Musée des Beaux-Arts du Canada ainsi que celui de Montréal, au Dennos Museum Center, au Musée Métropolitain de l’Art, au Musée Canadien des Civilisations, au Centre du Patrimoine Septentrional du Prince-de-Galles et bien plus encore.